Chaud devant!

C'est le 1er juillet, fête du Canada. Mais c'est aussi le traditionnel festival... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, Archives LA PRESSE)

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C'est le 1er juillet, fête du Canada. Mais c'est aussi le traditionnel festival des déménagements à Montréal. Alors que vous lisez ce texte confortablement assis et que le Québec traverse sa première vague de chaleur, plusieurs déménageurs s'activent aux quatre coins de la métropole. Chaud devant !

Beau temps, mauvais temps, que le mercure plafonne ou qu'il se contracte, ces professionnels ont de quoi s'occuper, ces jours-ci. Leur travail n'est toutefois pas sans risque : chaque année, en moyenne 140 déménageurs se blessent. La chaleur accablante entraîne parfois aussi des ennuis. De 2009 à 2013, 113 personnes qui font un travail physique soutenu ont été victimes d'un malaise lié à la température. Un danger bien réel en ce début de saison estivale.

« Certains secteurs d'activité sont plus à risque, dont la foresterie, l'agriculture, la construction, l'aménagement paysager et les scieries. Le danger est plus grand lors des premiers jours de grandes chaleurs, alors que le corps n'est pas encore acclimaté à ces températures », rappelle la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).

En ce jour férié, le mercure pourrait atteindre 31 °C au centre-ville de Montréal. Avec le facteur humidex, la température ressentie grimpera à 41 °C. La situation risque d'être similaire demain, alors qu'on prévoit 30 °C pour la métropole, selon les météorologues.

Chaud, vous dites ? Rappelez-vous les longs mois d'hiver, répondront certains, lorsque plusieurs Québécois partent en masse pour les plages du Sud. D'ailleurs, pour le plaisir de comparer, signalons qu'il fera 31 °C aujourd'hui à Cancún (Mexique) et à Varadero (Cuba), selon MétéoMédia.

Combattre la chaleur

Si Montréal est une île, les plages se font rares. Pour les citadins, il est important de bien s'hydrater et de favoriser les espaces climatisés, rappellent les autorités de la santé publique.

« En période de grande chaleur, toute la population peut souffrir de problèmes de santé allant de la déshydratation au coup de chaleur, en passant par la fatigue, les étourdissements ou les malaises. De plus, les personnes qui souffrent de maladies cardiovasculaires, respiratoires ou rénales, de diabète ou de problèmes de santé mentale peuvent voir leur capacité à répondre adéquatement à la chaleur s'affaiblir, ce qui peut aggraver leur état de santé », dit l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.

Pour l'instant, les urgences des hôpitaux de la métropole n'ont pas connu de hausse d'achalandage, mais les effets de la chaleur sur la clientèle pourraient changer la donne si la situation perdure encore plusieurs jours, ajoute-t-on.

Pour éviter l'épuisement, passer quelques heures par jour dans un espace frais ou climatisé est de mise, tout comme modérer les efforts physiques.

Mais pour ceux qui déménagent et qui, une fois la lecture de cet article terminée, rangeront leur tablette dans une caisse, ce dernier conseil sera difficile à respecter.

Dans ce cas-ci, il est important de bien s'hydrater. Boire beaucoup est la clé de la santé, rappelle la Santé publique. Boire beaucoup d'eau, bien sûr, pour entre autres mieux apprécier la bière de fin de journée.

Pourquoi déménage-t-on le 1er juillet?

Entre deux boîtes et une bouchée de pizza, vous en venez à vous demander pourquoi les Québécois déménagent le 1er juillet. Vous n'êtes pas les premiers. Le chercheur Yvon Desloges s'est lui aussi posé la question, en 1991, dans son ouvrage Une ville de locataires : Québec au XVIIIe siècle. Ainsi, explique-t-il, les Québécois changent de logement à date fixe depuis plus de 250 ans. Au 18e siècle, la date officielle du déménagement est le 1er mai : les Québécois, dit-on, préfèrent emménager au printemps. Mais en 1973, le gouvernement du Québec constate que les déménagements se font en pleine année scolaire, au détriment des élèves. Le 1er juillet, déjà férié, fait consensus : il permet aux travailleurs de déménager sans prendre congé. Une décision souverainiste, direz-vous ? Pas du tout. C'est le gouvernement libéral de Robert Bourassa qui l'a prise.

Avec Marie-Michèle Sioui




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