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Pas d'accommodements chez le docteur, dit le président du Collège des médecins

Le Dr Charles Bernard, président du Collège des... (Archives La Presse, Alain Roberge)

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Le Dr Charles Bernard, président du Collège des médecins du Québec.

Archives La Presse, Alain Roberge

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Le président du Collège des médecins est formel: les accommodements religieux ne peuvent en aucun cas empiéter sur l'efficacité d'un examen médical.

«Quand on examine un patient, on ne peut pas faire d'accommodement, tranche le Dr Charles Bernard. Si le médecin n'est pas capable d'examiner le patient, il ne pourra pas poser de diagnostic.

«C'est la base de la médecine. Si un médecin tombe sur un patient qui ne veut pas se soumettre à un examen, il arrive qu'il estime ne pas pouvoir faire son travail.»

Cela ne veut pas dire que le réseau de la santé est fermé aux demandes d'accommodement. Au contraire, dit le Dr Bernard, les cliniques et les hôpitaux sont prêts à rendre service.

«Les services d'obstétrique reçoivent par exemple des demandes de femmes qui veulent être examinées par une femme. Lorsque c'est possible et s'il y en a une de libre, on accepte volontiers.

«C'est de plus en plus facile parce que les femmes médecins sont toujours plus nombreuses.»

Mais, ajoute-t-il, «en situation d'urgence, on prend le médecin qui est là». Même chose dans certaines spécialités où les femmes sont plus rares.

«En fait, chacun doit exercer son jugement et composer avec les ressources qui sont disponibles.»

Bouchra Berrada aurait donc pu demander à l'avance d'être examinée par une femme. La CSST, qui a choisi l'expert, aurait aussi pu lui proposer un autre médecin, souligne le Dr Bernard. Mais une fois dans le cabinet, elle devait se soumettre aux demandes du médecin. «L'examen visuel est très important. Il faut pouvoir voir s'il y a une déformation, une tache sur la peau, une cicatrice, etc.»

La CSST n'a pas répondu à notre demande d'entrevue.




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