Pas d'amnistie pour la collusion, dit Lisée

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Le ministre responsable de la métropole, Jean-François Lisée

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Les entreprises qui ont pris part à la collusion n'auront pas droit à une amnistie, le gouvernement ayant une «volonté sans faille» de récupérer l'argent volé, prévient le ministre Jean-François Lisée.

Ce matin, le ministre responsable de la métropole a rencontré le nouveau maire de Montréal, Laurent Blanchard, élu mardi pour assurer l'intérim d'ici l'élection du 3 novembre. Questionné sur les impacts de l'interdiction de contrats aux firmes impliquées dans collusion, Jean-François Lisée a rappelé que «tous les Québécois ont été victimes de la collusion, mais surtout les Montréalais ont été victime de cette fraude. La volonté de Montréal et du gouvernement du Québec pour récupérer un maximum des sommes volées est sans faille.»

Il réagissait ainsi à la lettre d'un membre de la famille Sauriol publiée ce matin qui s'inquiétait pour l'avenir de la firme de génie Dessau maintenant qu'elle avait été placée pour cinq ans sur la liste noire de l'AMF. Le ministre a reconnu que les mesures mises en place provoquaient d'importantes perturbations, «mais nous devons passer à travers cette transition. Il n'y aura pas d'amnistie, on ne passera pas l'éponge. Certaines entreprises vont réussir à se réformer, à survivre, à démontrer à l'AMF qu'elles se sont transformées. Certaines entreprises vont mourir et être remplacées par de jeunes entreprises plus saines.»

Le ministre a dit regretter que des gens n'ayant pas trempé dans les malversations en paient le prix, mais que la lutte à la collusion était incontournable. «Qui que ce soit qui travaille pour SNC-Lavalin ou Dessau ou les entreprises de Tony Accurso, l'immense majorité des gens ont fait leur travail honnêtement, en respectant lois et règlements. (...) Des gens auront à vivre des incertitudes bien qu'ils ne sont pas responsables, mais ce n'est pas vrai que des gens vont s'en tirer. Ils vont avoir l'UPAC à leur porte, la Commission Charbonneau à leur porte, les procureurs de la Ville de Montréal et du gouvernement qui vont leur demander de rembourser.

Pas de tutelle ou d'accompagnateur

Lors du point de presse, Jean-François Lisée a également précisé que la tutelle n'a jamais été envisagée à la suite de l'arrestation de Michael Applebaum, le ministre y voyant un cas isolé et non systémique. Quant à l'idée de nommer un accompagnateur ou conseiller spécial pour la métropole d'ici l'élection, le gouvernement y renonce devant le refus du nouveau maire. «Montréal a besoin de sérénité», a indiqué Lisée.

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