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Des élèves veulent empêcher la déportation de deux de leurs camarades

Les élèves de lécole secondaire Mont-de-La Salle forme... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les élèves de lécole secondaire Mont-de-La Salle forme une chaîne humaine symbolique autour du bâtiment de leur école. Ils voulaient signifier leur désir de protéger deux de leurs camarades de classe, Rebeca et Veronica Alvarez Rivera, et leur famille de lexpulsion imminente du Canada pour le Salvador. La famille Alvarez Rivera en arrière plan: de gauche à droite, Veronica, Rebeca, Rafael (père), Alejandra (soeur), Elsy (mère)et Loida (cousine).

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Ottawa

Un groupe de jeunes d'une école secondaire de Laval sont venus à Ottawa pour tenter d'empêcher la déportation de deux de leurs camarades de classe.

Une trentaine de jeunes de l'école Mont-de-la Salle ont voulu remettre une pétition au ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, afin qu'il permette à la famille Alvarez-Rivera de rester au pays.

La famille, originaire du Salvador, s'est fait refuser sa demande de statut de réfugié et connaîtra la semaine prochaine la date de sa déportation.

Elle a formulé une demande de résidence permanente en invoquant des motifs humanitaires et voudrait pouvoir rester au Canada en attendant la réponse.

Les deux soeurs Alvarez-Rivera, Rebeca, 17 ans, et Veronica, 14 ans, fréquentent l'école Mont-de-la Salle. Elles ont dit avoir très peur d'être renvoyées dans leur pays d'origine, où toute leur famille était menacée par des gangs de rues qui voulaient leur extorquer de l'argent.

«Moi j'ai vraiment peur de retourner parce que les gangs sont vraiment très violents et s'ils nous retrouvent, ça va vraiment aller mal», a dit Veronica d'une voix douce.

«Là-bas, on avait toujours une peur quand on sortait. Quand quelqu'un appelait chez nous, on avait peur de répondre», a ajouté Rebeca.

Les deux adolescentes sont arrivées au Québec il y a quatre ans avec leurs parents et leur grande soeur.

La famille s'est fait refuser sa demande de réfugié parce que les autorités canadiennes ne les jugent pas suffisamment en danger, a rapporté la députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) Rosane Doré Lefebvre, qui parraine le dossier. Pourtant, la police, impuissante, aurait plutôt suggéré à la famille de se munir elle-même d'armes pour se protéger, indique la députée. Elle dit être en contact avec les autorités du Salvador qui pourront corroborer le fait que la famille est bel et bien en danger.

L'animateur de vie spirituelle et d'engagement communautaire de l'école, Dominique Mac Conaill, qui a accompagné les jeunes à Ottawa, a indiqué que les deux parents travaillent et que la famille est très bien intégrée dans la communauté.

Les jeunes de l'école secondaire Mont-de-la Salle ont déjà perdu trois de leurs camarades de classe lorsque deux autres familles ont été déportées.

Ils se sont alors mobilisés pour que la famille Alvarez-Rivera ne subisse pas le même sort.

«C'est pour la solidarité des filles. Elles font partie de notre école», a déclaré Naomie Fournier, première ministre du parlement de l'école.

En plus de la pétition, les jeunes ont envoyé plus de 1200 cartes postales au ministre Toews. Ils ont aussi formé une chaîne humaine autour de leur école pour montrer leur soutien à la famille Alvarez-Rivera. Et ils recueillent toujours des signatures pour la pétition.

«C'est vraiment touchant, a dit Rebeca lors du point de presse, avec un français chantant, appris depuis son arrivée au Québec. Il n'y a pas de mots pour le décrire. C'est touchant de savoir que des gens sont là pour nous aider».

Rosane Doré Lefebvre a dit qu'elle allait déposer la pétition comportant plus de 1500 signatures à la Chambre des communes.

Contacté vendredi, le bureau du ministre Toews a d'abord indiqué qu'il ne pouvait commenter des cas spécifiques.

«Je peux dire qu'une portion-clé du mandat de l'Agence des services frontaliers est d'expulser ceux qui violent les lois sur l'immigration, et cela, le plus rapidement possible. Tous ceux qui reçoivent un ordre d'expulsion ont droit à un processus juste en vertu de la loi. Tous les ordres de déportation font l'objet de divers niveaux d'appel», a ajouté Andrew McGrath, l'attaché de presse du ministre, dans un courriel.

Mais pour les deux soeurs Alvarez-Rivera, l'espoir reste de mise.

«Je veux croire que cela va marcher», a dit Rebeca.

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