Le 25 septembre, soit une semaine après les perquisitions au 2155, rue Guy, siège des bureaux administratifs, le directeur général et chef de la direction du CUSM, Normand Rinfret, a envoyé un courriel à ses employés.
«Comme vous vous en doutez bien, l'arrivée des enquêteurs de l'UPAC mardi dernier au début de ma deuxième semaine à titre de directeur général [il a été nommé le 4 septembre] n'avait pas été anticipée. Cette enquête nous préoccupe tous, mais si des fautes ont été commises, celles-ci doivent être identifiées et traitées», y écrit-il.
Il invite même ses troupes à la délation.
Une ligne téléphonique
«J'invite toute personne au fait d'irrégularités associées à l'octroi du contrat au consortium pour la construction du site Glen de partager cette information par l'entremise de la ligne téléphonique dédiée au 31 234», lit-on encore dans le courriel, que La Presse a pu consulter.
Cette ligne existe depuis 2004 et est réservée aux employés qui souhaitent dénoncer certaines situations au CUSM. Le CUSM refuse par ailleurs d'indiquer si elle a été fortement utilisée depuis l'annonce de Normand Rinfret.
Plus loin dans cette lettre, le patron affirme qu'à sa connaissance, le CUSM n'a rien à se reprocher.
«La gestion du processus de sélection pour l'octroi du contrat de construction en partenariat public-privé du site Glen était sous la responsabilité du gouvernement du Québec par l'entremise d'Infrastructure Québec. Le processus était supervisé par André Dumais, un vérificateur indépendant externe, qui a confirmé dans trois rapports distincts que le processus d'octroi du contrat était transparent, rigoureux et équitable», écrit-il.
D'ailleurs, Infrastructure Québec a aussi été visé par une perquisition de l'UPAC le 18 septembre.