La direction du CUSM invite à la délation

Le chantier du CUSM en octobre 2011.... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Le chantier du CUSM en octobre 2011.

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Crise dans la construction

Allégations de collusion entre les entrepreneurs en construction, liens avec le crime organisé, intimidation sur les chantiers: consultez notre dossier sur la crise dans la construction et la commission Charbonneau. »

Ébranlé par la visite, le 18 septembre, des enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dans ses bureaux, le grand patron du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) invite ses employés à dénoncer toute malversation dont ils auraient été témoins dans le dossier de la construction du nouvel hôpital, par l'entremise d'une ligne téléphonique interne.

Le 25 septembre, soit une semaine après les perquisitions au 2155, rue Guy, siège des bureaux administratifs, le directeur général et chef de la direction du CUSM, Normand Rinfret, a envoyé un courriel à ses employés.

«Comme vous vous en doutez bien, l'arrivée des enquêteurs de l'UPAC mardi dernier au début de ma deuxième semaine à titre de directeur général [il a été nommé le 4 septembre] n'avait pas été anticipée. Cette enquête nous préoccupe tous, mais si des fautes ont été commises, celles-ci doivent être identifiées et traitées», y écrit-il.

Il invite même ses troupes à la délation.

Une ligne téléphonique

«J'invite toute personne au fait d'irrégularités associées à l'octroi du contrat au consortium pour la construction du site Glen de partager cette information par l'entremise de la ligne téléphonique dédiée au 31 234», lit-on encore dans le courriel, que La Presse a pu consulter.

Cette ligne existe depuis 2004 et est réservée aux employés qui souhaitent dénoncer certaines situations au CUSM. Le CUSM refuse par ailleurs d'indiquer si elle a été fortement utilisée depuis l'annonce de Normand Rinfret.

Plus loin dans cette lettre, le patron affirme qu'à sa connaissance, le CUSM n'a rien à se reprocher.

«La gestion du processus de sélection pour l'octroi du contrat de construction en partenariat public-privé du site Glen était sous la responsabilité du gouvernement du Québec par l'entremise d'Infrastructure Québec. Le processus était supervisé par André Dumais, un vérificateur indépendant externe, qui a confirmé dans trois rapports distincts que le processus d'octroi du contrat était transparent, rigoureux et équitable», écrit-il.

D'ailleurs, Infrastructure Québec a aussi été visé par une perquisition de l'UPAC le 18 septembre.

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