Pour la chef péquiste, l'expert en analyse d'encre et en datation n'a pu faire, hier, «aucune démonstration qui prouve quoi que ce soit», alors que tous s'attendaient à des révélations significatives. «On peut peut-être obliger les gens à écrire avec le même crayon de la même couleur, comme ça, on n'aurait pas de problème», a-t-elle ironisé à la sortie d'une réunion de son caucus. «Ça devient ridicule, ce qui est en train de se passer.»
La commission Bastarache cherche selon elle à faire le procès de l'ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare, alors qu'elle a plutôt le mandat de vérifier si des juges ont été nommés sous l'influence de collecteurs de fonds du PLQ, comme l'allègue Me Bellemare.
«Me Bastarache a dit: «Je ne souhaite pas trouver un coupable.» Mais je crois que cette commission a démarré en pensant qu'elle avait un coupable et qu'on allait faire la démonstration qu'il l'est», a-t-elle affirmé.
«Ça discrédite profondément nos institutions, ce qui est en train de se passer. Et M. Charest en est au premier titre responsable parce que c'est lui qui a nommé la Commission pour juger une situation qui le mettait en cause, et c'est lui qui en a défini le mandat.»
Selon Mme Marois, la Commission «fait perdre de l'argent aux citoyens du Québec».