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Consultez notre dossier complet sur l'éruption du volcan Eyjafjallajökull, en Islande, et ses conséquences sur le transport aérien. »

À l'aéroport de Prat Llobregat, près de Barcelone,... (Photo: AP)

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À l'aéroport de Prat Llobregat, près de Barcelone, les avions ont été confinés au sol, au grand dam des voyageurs.

Photo: AP

Martin Croteau
La Presse

L'éruption d'un volcan en Islande donne des maux de tête aux Québécois qui sont coincés à l'étranger à cause de l'annulation de leur vol. La cohue règne dans les aéroports européens, rapportent certains voyageurs, qui sont parfois forcés de prendre les grands moyens pour revenir à la maison.

Parlez-en à Joël Plouffe, qui vit le cauchemar de tout voyageur. Expert en géopolitique de l'Arctique, ce chercheur s'est rendu dans le nord de la Finlande, au début du mois d'avril, pour ses recherches.

 

Le doctorant de la chaire Raoul-Dandurand, à l'UQAM, devait rentrer au pays la semaine dernière. Mais la fermeture de l'espace aérien dans le nord de l'Europe l'oblige à faire des pieds et des mains pour y parvenir.

M. Plouffe se trouvait à Rovaniemi, petite ville située près du cercle polaire, lorsque son transporteur, Finnair, l'a informé qu'il n'honorerait pas son billet de retour. Il a pris le chemin de Helsinki dans l'espoir d'attraper un autre vol vendredi dernier. Mais pas de chance: le ciel était toujours bouclé.

«On nous a dit: «Arrangez-vous», a raconté le chercheur, joint hier à Helsinki. «Attendez ici ou arrangez-vous. Finnair ne déboursera pas un sou pour vous.»»

En pleine crise aérienne, l'hôtel où il loge dans la capitale finlandaise a décidé de doubler ses tarifs. Chaque téléphone lui coûte 1 la minute, et on lui indique qu'il devra patienter au moins une heure avant d'avoir une téléphoniste de Finnair sur la ligne.

Aux grands maux, les grands moyens: ce soir, Joël Plouffe prendra à ses frais un traversier pour Stockholm, capitale suédoise. De là, il espère trouver une place à bord d'un traversier vers Copenhague, au Danemark.

Puisque les avions sont aussi cloués au sol au Danemark, le chercheur devra prendre un train jusqu'à Genève. Pourquoi en Suisse? Parce que les trains en France sont paralysés par une grève.

Il espère que des amis le conduiront ensuite à Lyon pour qu'il puisse faire du lavage et trouver un vol en partance du sud de l'Europe, peut-être à Madrid ou à Barcelone.

«Il y a des frais partout, affirme M. Plouffe. Prendre le taxi, prendre la navette pour aller à l'aéroport pour réserver un billet d'avion. Manger. La valeur du dollar canadien est faible en Europe et ça paraît.»

M. Plouffe enseigne à l'Université de Western Washington. Des collègues ont organisé une collecte de fonds pour l'aider à payer son retour.

Malgré sa mésaventure, Joël Plouffe reste de bonne humeur. Mais il ne s'attend pas à être rentré chez lui avant le week-end prochain.

 

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