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2013-01-23 10:52:00.000

Game Change : portrait mordant de Sarah Palin ***1/2

La PresseSonia Sarfati 3/5

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Sonia Sarfati
La Presse

Game Change (en anglais ou en français, avec sous-titres anglais ou français) est devenu un incontournable après son triomphe aux Emmy Awards, en septembre (quatre statuettes), et son je-remets-ça aux récents Golden Globes (trois prix). La seule déception de cette incursion dans les coulisses républicaines de la campagne présidentielle de 2008: elle est trop courte! Un téléfilm de deux heures alors qu'il aurait été possible de voir là une minisérie en trois ou quatre épisodes.

Le docudrame, contrairement au livre qui l'a inspiré et ratissait plus large, se concentre sur la campagne menée par le sénateur de l'Arizona, John McCain, et sur sa colistière, la gouverneure de l'Alaska, Sarah Palin. Sur les raisons qui ont mené cette inconnue sous les projecteurs, sur son ascension et sur sa chute.

Bref, incarné avec brio par Ed Harris, le sénateur McCain est ici au second plan. Toute l'attention est mise sur la gouverneure Palin, comme ça a été le cas lors de la fameuse campagne où, pendant un temps, elle a brillé comme une star (instantanée).

Pour l'incarner, il fallait une actrice hors du commun: Julianne Moore. Double défi pour elle: donner vie à Sarah Palin, donc ne pas simplement l'imiter; et faire oublier la formidable parodie de Tina Fey. Deux défis dont elle n'a fait qu'une bouchée, rendant le personnage avec finesse et modulant sa performance au scénario équilibré de Danny Strong. Monstrueusement fière d'elle ou vulnérable. Égocentrique ou dépassée par les événements. Affichant ici une ignorance crasse et, là, une ruse quasi animale. Charismatique devant les foules, ridiculisée en coulisse par l'équipe républicaine notamment les conseillers Steve Schmidt (superbe Woody Harrelson) et Nicolle Wallace (excellente Sarah Paulson).

Le résultat est un portrait nuancé, qui a du mordant, mais n'est pas pour autant brutalement antipathique. Pas trop de parti-pris, donc. Certains moments sont même émouvants. Sauf que tout de suite après, le naturel revient au galop...

Côté suppléments, il n'y en a que deux: Creating a Candidate et Game Change: The Phenomenom, très courts (sept et quatre minutes respectivement), et qui ne disent à peu près rien d'intéressant. Bref, là aussi, on en aurait pris plus!

_________________________________________________________________________

* * * 1/2

GAME CHANGE. ÉCRIT PAR DANNY STRONG, BASÉ SUR LE LIVRE DE MARK HALPERIN ET JOHN HEILEMANN, RÉALISÉ PAR JAY ROACH. AVEC JULIANNE MORE, WOODY HARRELSON, ED HARRIS, SARAH PAULSON.

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